Pépite d’Evangile

Evangile de Jésus-Christ selon Saint Luc

Six jours après, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean, et les emmena à l’écart, seuls, sur une haute montagne.
Là, devant eux, il fut transfiguré.

Ses vêtements devinrent éclatants de lumière, d’une blancheur telle qu’aucun blanchisseur sur la terre ne peut blanchir de la sorte. 4 Alors Élie leur apparut, avec Moïse : les deux étaient en conversation avec Jésus.

Pierre prit la parole pour dire à Jésus : “Rabbi, cela tombe bien que nous soyons ici ; nous allons dresser trois tentes : une pour toi, une pour Moïse et une pour Élie.” En réalité, il ne savait plus que dire, car ils étaient effrayés.

Une nuée survint alors qui les prit sous son ombre, et de la nuée se fit entendre une voix : “Celui-ci est mon Fils, le Bien-Aimé, écoutez-le !” 8 Et soudain, regardant autour d’eux, ils ne virent plus personne : seul Jésus était avec eux.

Comme ils descendaient de la montagne, Jésus leur ordonna de ne raconter à personne ce qu’ils avaient vu, jusqu’à ce que le Fils de l’Homme soit ressuscité d’entre les morts.
Ils respectèrent cet ordre, mais entre eux ils se demandaient ce que c’était que ressusciter d’entre les morts.

Quelques éléments qui pourront t’aider :
Jésus apparait « en gloire » sur une montagne entre deux figures d’Israël. Elie dont le nom signifie « Yahvé est mon Dieu » représente les prophètes, tandis que Moïse représente la Loi.

On peut déjà noter que Jésus se retrouvera bientôt sur une autre montagne, crucifié entre deux malfaiteurs…
Ces deux montagnes relient deux réalités apparemment distinctes celle de la gloire et celle de la Croix. A nous aussi de comprendre pendant ce temps de carême, que ce Christ auquel nous sommes attachés ne perd rien de sa Gloire, de sa splendeur en acceptant la Croix. On peut même dire que sa plus grande Gloire est de donner sa vie pour le monde, c’est bien le mystère de la Croix. Il n’était pas inutile pour les disciples et pour nous-mêmes, avant de prendre la route de Jérusalem, de fixer notre regard sur l’issue finale qui est la glorification du Christ avec la nôtre à la clé.

Pierre comme toujours met les pieds dans le plat ; il  était dans l’illusion en croyant pouvoir dresser trois tentes. On ne peut s’installer dans la béatitude ; nous ne pouvons nous soustraire aux travaux de la plaine, dans le quotidien de nos existences. Mais notre vie prend un sens nouveau en sachant à quoi nous sommes appelés avec le Christ.

« Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis tout mon amour, écoutez-le ! »
Cette parole qui vient du Père s’adresse à Jésus. Elle fait directement écho à  une autre parole du Père entendu le jour du baptême de Jésus. Comme Jésus, je suis bien-aimé du Père. Est-ce que je  le crois vraiment ?

Une dernière piste : Dieu nous a donné le monde non pas pour le défigurer mais pour le transfigurer. Le fruit du travail des hommes et toute la création symbolisée par la procession des offrandes à la messe sont porteurs de la grâce divine. C’est l’occasion pour nous de participer plus activement à ce moment de la messe…

Le mot du jour

Transfiguration

Ce mot qui n’appartient pas qu’au langage chrétien évoque le changement d’apparence corporelle de Jésus pendant quelques instants de sa vie terrestre, pour révéler sa nature divine à trois disciples. Le mot Transfiguration traduit le mot grec de « metamorphosis » (métamorphose).Par notre baptême, nous sommes appelés à une transfiguration progressive de tout notre être et de toute notre vie : Ce sera le fruit d’un long processus de transformation intérieure, grâce notamment aux sacrements de l’Eglise. Transfiguration est bien un autre mot pour dire le salut.